Microsoft Silverlight 3 : la bataille des RIA est relancée
Adobe a du souci à se
faire. Avec Silverlight 3, Microsoft rattrape une grosse partie de son retard sur Flash et AIR. Dévoilée à l'occasion de la conférence Mix 09, qui se déroule du 18 au
20 mars 2009 à Las Vegas, Silverlight 3 améliore significativement les performances et les fonctions graphiques et vidéo du runtime multimédia de Microsoft.
Parmi les nouveautés majeures de cette version bêta, on peut citer le support de la vidéo haute-définition plein écran, des effets 3D et zoom, du format de
compression H.264, du multitouch et de la protection des contenus (DRM). Le tout, grandement accéléré puisque Silverlight 3 tire désormais parti de la puissance du processeur
graphique présent sur l'ordinateur de l'utilisateur.
L'intégration avec le serveur Web de Microsoft n'a pas été oubliée puisque le pack Media Services pour Internet Information Server (IIS) permet enfin de gérer
dynamiquement le flux vidéo diffusé vers les clients Silverlight (smooth streaming), en fonction de la bande passante disponible et de la charge du PC. Même si les données d'une
application Silverlight peuvent provenir d'un serveur Web standard (Apache par exemple), via un flux XML, la présence de l'option propriétaire XML binaire qui compresse ces données est uniquement
disponible pour IIS. En revanche, les applications Silverlight n'ont toujours pas accès à la webcam ou au microphone du PC de l'utilisateur. “ Avec l'impression, ces fonctions sont
prioritaires pour la prochaine version du runtime ”, confie Scott Guthrie, le vice-président de Microsoft en charge de la plate-forme .NET.
Silverlight fonctionne aussi à l'extérieur du navigateur
L'autre innovation majeure de la bêta de Silverlight 3 est la possibilité d'exécuter une application Silverlight en-dehors du navigateur et directement sur le
bureau de Windows ou de MacOS X. Une caractéristique qui était jusqu'à présent réservée aux applications écrites pour Adobe AIR. Cependant, à la différence d'AIR, l'option Outside the
browser de Silverlight ne nécessite pas de télécharger et d'installer un logiciel supplémentaire sur l'ordinateur. “ Une fois que vous avez le plug-in Silverlight, vous
pouvez soit exécuter les applications au sein de votre navigateur, soit en cliquant sur l'icône qui se trouve sur le bureau. Et c'est aussi transparent pour le développeur qui n'a pas à créer une
version spécifique pour le desktop ”, ajoute Scott Guthrie.
La sécurité est au rendez-vous avec Silverlight puisque les applications évoluent dans un espace fermé, ou sandbox en anglais, sans accès aux ressources de
l'ordinateur, comme le système de fichier ou les périphériques. Enfin, Silverlight gère le mode déconnecté, donnant alors à l'utilisateur le choix d'accéder à ses données déjà stockées dans la
mémoire tampon de l'application (vidéo, musique...) ou bien d'y enregistrer de nouvelles informations, dans le cas d'une base de données par exemple, qui seront par la suite synchronisées une
fois la liaison à Internet rétablie.
Malgré ces nouveautés, Microsoft a réussi l'exploit de réduire encore la taille de cette version bêta de Silverlight, qui ne fait plus que 4,6 Mo, soit
400 Ko de moins que la précédente. “ Il faut moins de huit secondes pour installer Silverlight. Ce n'est pas le cas de nos concurrents ”, se rejouit le responsable de
l'éditeur. Ce dernier prévoit une autre version bêta de Silverlight dans quelques mois et une version finale du runtime, probablement à l'automne prochain, à temps pour la conférence
PDC, la grand-messe des développeurs Microsoft.
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