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On savait que les ressortissants chinois n'avaient pas intégralement accès au web, leur gouvernement censurant une partie des sites qui ne lui plaisent pas.
En effet, en Chine, si vous faites une recherche sur Tien An Men par l'intermédiaire de google, vous aurez une description pitoresque de la place. Bizarre non? Il semblerait que les groupes Google, Yahoo Microsoft et Cisco soient de mèche avec le gouvernement chinois.
L'affaire commence à faire de plus en plus de bruit, le journal Libération en parle:
"Contre toute évidence, le porte-parole, Liu Zhengrong, a affirmé hier que les Chinois peuvent consulter «librement» l'Internet. Ses proclamations lénifiantes sont à mettre sur le même plan que l'article 35 de la Constitution qui, en théorie, «garantit aux citoyens de la république populaire de Chine la liberté de parole, de la presse, d'assemblée, d'association et de manifestation»."
"Les auditions des grands noms de l'Internet américain par un comité de la Chambre des représentants devaient démarrer hier soir. A l'initiative du comité, un représentant républicain, Chris Smith, accuse les Yahoo, Google et autres Cisco de se comporter en supplétifs du régime chinois. En attendant le résultat de ces auditions, le département d'Etat a annoncé la création d'un groupe de travail chargé de surveiller le respect par certains régimes répressifs, notamment la Chine, des libertés sur l'Internet. Présidé par Josette Shiner, sous-secrétaire d'Etat, le groupe de travail concentrera notamment ses efforts sur «l'utilisation de technologies pour traquer et réprimer des dissidents» et les efforts de certains gouvernements pour «modifier les structures de fonctionnement de l'Internet afin de restreindre le flux des informations». Washington ne souhaite pas, cependant, que les moteurs de recherche occidentaux quittent les pays répressifs, a précisé Josette Shiner. «Le fait que (...) plus d'un milliard de personnes auparavant privées d'information ont maintenant accès à toutes sortes d'informations (...) est une bonne chose», selon elle."
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