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Echange de fichiers : le « peer to peer », c'est l'avenir !

25 Mai 2008 , Rédigé par Jean Michel Publié dans #Actualités Informatique


Accusés de faciliter le téléchargement illégal, les réseaux P2P reviennent en grâce. On comprend pourquoi, dès que l'on connaît leur fonctionnement.


Source site 01.Net

Lorsqu'on se connecte à un site et qu'on affiche sa page d'accueil ou lorsqu'on télécharge un fichier, notre micro est connecté, via Internet, à un autre ordinateur. Ce dernier, qui reçoit les demandes, est baptisé serveur et contient le site Web où il propose les fichiers à télécharger. Dans ce cadre, notre micro est appelé client. Les spécialistes des réseaux parlent alors d'architecture client-serveur (façon dont un réseau est organisé).
Internet est un maillage dense et riche de « noeuds », carrefours qui assurent l'aiguillage de nos demandes vers le bon serveur. Si toutes les routes sont bien distinctes au départ, elles finissent par fusionner à l'approche du serveur. Ainsi, on assiste à une sorte d'embouteillage qui empêche le serveur de répondre à toutes les demandes et peut même le faire disjoncter. Ce qui ne peut pas arriver dans le cas d'un réseau peer to peer, (P2P).
Popularisés par les pirates, ces réseaux décentralisés permettent l'échange de fichiers volumineux : logiciels, films, musique ou jeux. Lorsqu'une machine est enregistrée sur un réseau P2P, elle est identifiée localement par les autres machines du réseau en même temps qu'elle identifie les autres. En effet, les principaux logiciels de P2P recensent les ordinateurs qui possèdent le document ainsi que ceux qui le réclament. Dans le peer to peer, dès qu'un fichier complet est détenu par un ordinateur, il est découpé et distribué dans un ordre aléatoire aux machines proches, puis aux machines un peu plus éloignées vers celle(s) qui le recherche.

Ni engorgement, ni panne

Dans ce réseau, tous les ordinateurs connectés sont à la fois client et serveur. De plus, chaque ordinateur sert aussi de noeud au réseau et relaie les échanges. C'est la raison pour laquelle, si un ordinateur se déconnecte, les fichiers prennent un autre chemin. En conséquence, les réseaux P2P gèrent les connexions et les déconnexions fréquentes. Entièrement décentralisés, les réseaux P2P ne peuvent pas connaître d'engorgement, ni de panne (à la manière d'une architecture client-serveur), car les échanges y sont continus et vont dans les deux sens.
Longtemps condamné et accusé de n'être bon qu'à populariser le téléchargement illégal, ce mode de transmission ininterrompu des données intéresse au plus haut point les diffuseurs de contenus, à commencer par les chaînes de télévision. Elles voient dans ce système un moyen d'accroître leur audience et de rediffuser leurs programmes à la demande. Ce système est d'ailleurs déjà utilisé aux Etats-Unis : les grandes chaînes mettent gratuitement les épisodes de leurs séries cultes en lecture à distance sans téléchargement (technique baptisée streaming), dès le lendemain de leur diffusion.

Un partage à coût zéro

De par leur architecture, leur mode de fonctionnement et leurs récentes améliorations, les réseaux P2P sont les mieux adaptés à la diffusion de contenus en streaming. La télévision nationale canadienne vient d'ailleurs de rejoindre Mininova, un annuaire de fichiers torrent (Lire l'encadré), où elle dépose plusieurs de ses programmes. De cette façon, la chaîne ne risque pas de voir un de ses serveurs saturé et permet à tout le public de regarder ses programmes sans problème.
L'autre raison qui motive les diffuseurs de contenus à choisir ce modèle de distribution est évidente : il coûte zéro euro ! Pas d'infrastructure à construire ni de serveurs dédiés. De plus, la mise en torrent des programmes, vingt-quatre heures seulement après leur diffusion, évite leur piratage et est plutôt bénéfique en termes d'image pour le diffuseur.
Les réseaux P2P sont là pour rester, ne serait-ce que pour l'échange de fichiers où ils ont démontré leur efficacité en matière de délai et de transfert. Leur faible coût de mise en oeuvre et leur fiabilité en font un système incontournable, dans le cadre d'une utilisation légale, bien sûr.


Le « hashage » des fichiers est vital

Avant de télécharger quoi que ce soit sur un réseau peer to peer, il faut télécharger un petit fichier de quelques kilo-octets en .torrent ou un lien à importer dans un programme de P2P comme Emule.
De nombreux sites, sortes d'annuaires appelés trackers, recensent ce genre de documents. Ce petit fichier contient l'empreinte numérique (hash) du logiciel, du film, du MP3 ou du document que vous recherchez, et indique comment celui-ci a été découpé et quel ordinateur enregistré sur le réseau possède telle partie et recherche telle autre partie. Tous les renseignements nécessaires à un bon aiguillage des parties reposent sur ce fichier d'information.

Qu'est-ce que c'est ?

Streaming. Technique de transmission des données qui crée une mémoire tampon permettant la diffusion directe sur le micro de l'internaute, en continu et sans à-coups, de sons ou de vidéos stockés sur un site Web. Le streaming est employé pour écouter des radios en direct ou regarder des chaînes de télévision diffusant sur Internet. C'est une sorte de téléchargement sans enregistrement sur le disque dur.


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chriselo 26/05/2008 14:11

très pointu ton blog, on sent qu'il y a de la recherche et du temps passé dessus...Même si je ne comprend pas tout, c'est appréciable

cristobal 26/05/2008 11:31

on verra  a+ sur le blog de cristobal