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Quelle quantité de mémoire pour votre carte graphique ?

28 Août 2008 , Rédigé par Jean Michel Publié dans #Les dossiers spéciaux !!


Quelle influence la quantité de mémoire dédiée a-t-elle sur les performances d'une carte graphique ? Ce test en exclusivité permet de répondre précisément à cette question.


 Source //Christophe Blanc, Micro Hebdo


Pour un adepte des jeux vidéo en 3D sur PC, la recherche de meilleures performances est une quête incessante. Quelles que soient ses préférences, jeux d'action, jeux dits de « tir subjectif », de courses ou de sport, il est toujours en demande d'une meilleure fluidité des images et d'une plus grande réactivité. C'est-à-dire, en langage d'initiés, plus de « fs » : les frames per second, ou en français, images par seconde. On le comprend, car rien n'est plus agaçant quand on joue à Need for Speed, Call of Duty, Pro Evolution Soccer ou encore Crysis que d'être pénalisé par une image hachée, des textures grossières, des décors incomplets.
Des problèmes d'affichage d'autant plus patents que la définition d'écran choisie est élevée et le jeu exigeant en puissance de calcul, ce qui est le cas des plus récents : Crysis d'Electronic Arts, en est un parfait exemple. Quant aux moniteurs « panoramiques » de 22 et 24 pouces de diagonale, de plus en plus populaires, ils incitent à adopter des définitions très élevées : 1 680 x 1 050 pixels, par exemple, voire 1 920 x 1 200 pixels. Pour s'adapter à ces nouvelles contraintes matérielles, notre joueur n'a qu'une solution : casser sa tirelire et investir dans une carte graphique plus performante.


Grands écrans et nouveaux jeux

Pour faire son choix, il commence par sélectionner un modèle de processeur graphique, en fonction de son budget. Puis il s'intéresse à d'autres caractéristiques, comme le nombre de connecteurs d'extension occupés, la largeur du bus mémoire ou la fréquence d'horloge. La quantité de mémoire graphique dédiée présente sur la carte, quant à elle, joue aussi un rôle important. Bien sûr, l'acheteur préfère, s'il en a les moyens, opter pour un modèle disposant de 256 ou 512 mégaoctets de mémoire plutôt que de 128 Mo, tout dépend du prix.
Mais quelle est l'incidence réelle de la mémoire sur les performances ? La quantité de mémoire est-elle un critère essentiel ? Posons la question autrement : le joueur a-t-il intérêt à investir, pour un budget fixe, dans une carte graphique avec un processeur rapide mais peu de mémoire vive, ou dans une carte graphique avec un processeur un peu moins rapide et beaucoup de mémoire vive, ou même dans deux cartes d'entrée de gamme fonctionnant en SLI (en tandem, voir Micro Hebdo n° 505 et 506) ?
Laquelle de ces solutions offre le meilleur rapport performances/prix ? Pour répondre à ces questions, nous avons testé deux versions de la même carte graphique, la NX8800GT du fabricant MSI, équipées respectivement de 256 et de 512 Mo de mémoire vive. Nous les avons soumises à une série de huit tests de performances basés sur quatre jeux vidéo : Stalker, Half Life 2 Episode 1, Supreme Commander et Crysis. Lancé en novembre dernier, Crysis (Micro Hebdo n° 503) est le jeu de tir subjectif le plus exigeant en ressources graphiques du moment, et par conséquent le plus révélateur des faiblesses d'une carte graphique.

Des tests riches d'enseignement

Les résultats de nos tests exclusifs sont développés dans le tableau ci-dessous. Ils sont significatifs avec un gain moyen de 29 %, soit presque l'équivalent de celui que nous avions mesuré avec le système SLI (33 %). Or pour atteindre ce gain, il faut non seulement posséder une carte mère compatible SLI, mais aussi acheter une seconde carte graphique identique à celle que l'on possède déjà.
Autre enseignement à tirer, peut-être plus significatif, le gain est d'autant plus important que les définitions testées sont élevées et les jeux exigeants en puissance de calcul : 64 % pour Stalker en 1 920 x 1 200, avec éclairage dynamique complet et 73 % dans la même définition pour Crysis en qualité moyenne.
Rappelons que les deux cartes testées, équipées comme leur nom l'indique d'une puce nVidia 8800 GT, sont identiques : même constructeur, même fréquence d'horloge, même type de mémoire et largeur de bus. Seule la quantité de mémoire dédiée change. Côté technologie, l'explication est à chercher du côté d'un mécanisme inhérent aux processeurs graphiques actuels, le « swap » ou basculement.
Lorsque le chip n'a pas assez de mémoire sur la carte pour stocker les images et textures en cours de traitement, il utilise une partie de la mémoire vive sur la carte mère. S'en suit un swap entre les deux mémoires, un transfert de blocs de données de l'une vers l'autre, qui ralentit sensiblement l'exécution des calculs. Moins il y a de mémoire disponible sur la carte graphique, plus le nombre de swaps est important et plus le nombre de fps diminue. Conclusion : à budget égal, mieux vaut opter pour une carte simple, mais pourvue de plus de mémoire vive que pour le SLI ou pour une carte overclockée n'offrant que 10 ou 20 % de performances supplémentaires. CQFD.


Et pour les non-joueurs ?

Si vous n'êtes pas un adepte des jeux vidéo, avez-vous besoin d'un supplément de mémoire ? La question nous a été posée par certains lecteurs, confrontés à des problèmes d'affichage depuis qu'ils se sont équipés de moniteurs 22 ou 24 pouces : rafraîchissement trop lent, écran noir par intermittence, différences de luminosité d'un bord à l'autre de l'écran. La réponse est clairement non : même en 2 560 x 1 600 pixels et couleur 32 bits, une image plein écran occupe environ 16 mégaoctets. Pas de quoi saturer la mémoire de la carte graphique, même si elle est limitée à 64 Mo. Pour régler le problème, commencez par télécharger, depuis le site du fabricant, le dernier pilote disponible de la carte et par l'installer. Si cela ne supprime pas les bogues d'affichage, il faut se résoudre à investir dans une nouvelle carte, mais sans vous focaliser sur la mémoire : c'est le processeur graphique, et lui seul, qui est responsable.

Qu'est-ce que c'est ?

SLI. Acronyme de Scalable Link Interface, technologie utilisée par nVidia qui permet de connecter deux cartes graphiques simultanément dans un même PC, afin de doubler la capacité de calcul. Cela ne fonctionne qu'avec deux cartes identiques installées dans deux emplacements PCI Express 16X.
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bunny le chti 29/08/2008 08:35

salutil y a quelques années on était à la mémoire de 64Mo et ca siffisait pour faire travailler windows 98 maintenant on en est au 2048 voire au 4096 sans compter les cartes graphiques que l'on veut toujours plus grosses Quand s'arrêtera -t-on ? Pour ma part c'est déjà fait car je n'ai pas assez de fric pour me payer des gros modules bonne journée